Prologue

Prologue
Claire a 18 ans depuis deux mois, cette adolescente enfin majeure, n'en peut plus de la vie chez son père. Au plus profond d'elle, elle le hait depuis que sa mère l'a quitté à cause de son alcoolisme pesant , pour ne plus jamais revenir, mais ça, il l'ignore, ou plutôt s'efforce de l'ignorer.
Maintenant qu'elle est majeure, elle peut vivre sa vie comme elle l'entend. C'est donc ce soir là, qu'elle a décidé de faire ses affaires, de tout mettre dans le coffre de sa Twingo noire, et d'aller se réfugier chez sa tante dans le sud de l'Allemagne, tout ça, sans l'avis ni l'accord de son père. Ce soir là, il fait du brouillard, et la route est longue. Mais Claire s'en fiche, elle va à la recherche d'une vie meilleure, et espère réussir ses études dans le pays dont elle a toujours rêvé, l'Allemagne. Elle a toujours su parler l'allemand, sa mère ayant des origines Allemandes.
Elle avance donc sur cette route brumeuse, et se pose toutes les questions possibles dans se tête à propos de sa mère. Elle se demande ce qu'elle est devenue, ce qu'elle a pu faire depuis 10 ans. Elle pense bien entendu pouvoir cuisiner sa tante à son égard, mais ceci se fera plus tard.

Les impressions, c'est ici, et pour être prévenu de la suite, aussi.



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# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:22

Modifié le lundi 23 juin 2008 00:57

Kapitel 1

Kapitel 1
J'avançai sur cette route brumeuse devant me mener chez ma tante. Enfin, j'avais été capable de mettre mes pensées en conformité avec mes actes : j'avais plié bagage pour ne plus jamais revenir. Enfin, j'allais connaître la vraie définition de la liberté, n'être plus accroché à une personne comme à un boulet. Plus jamais je n'aurais à supporter l'alcoolisme de mon père, plus jamais je n'aurais besoin de faire comme si tout était beau...
Je me sentais en quelque sorte libérée d'un poids, et j'essayai de me faire un plan de ma vie vite fait dans ma tête.
Un petit coup d'½il sur l'horloge de mon tableau de bord me fit revenir à la réalité, il était désormais 3 heures de matin, cela faisait donc 5 heures que je roulais sans m'être arrêtée ne serais-ce qu'une seule fois.
J'arrivais tout juste à Freiburg, il me faudrait donc encore 2 heures bien tapées à rouler, le temps de traverser la région de la forêt noire, pour ensuite arriver à Wurmlingen, dans le village où réside ma tante Sophie.
Mon départ avait été prémédité à l'avance, au moins deux semaines avant que je ne plies bagage pour de bon. J'avais reçu un coup de téléphone de ma tante, qui s'inquiétait pour moi, car elle me connaît comme sa propre fille. Elle avait apparemment grillé que je n'étais pas dans mon assiette ce jour là. J'avais donc décidé de lui avouer que mon père avait encore une fois de plus trop bu, et avait levé la main sur moi. Quelque chose que je n'ai pas accepté une fois de plus.
Elle m'avait donc proposé de vivre avec elle, dans sa grande maison, avec ses trois fils et son mari. Elle savait que j'avais toujours rêvé d'habiter dans ce pays, tel que l'Allemagne. Un rêve qui avait toujours été inaccessible pour moi jusqu'à ce jour, étant donné que je n'étais pas majeure, et surtout que je n'osais pas partir, sous l'influence de mon père qui était trop forte, je suppose. Elle m'a dit qu'elle avait tout préparé, et que dès mon arrivée nous regarderions pour un lycée, pour que je finisse mon année, et que j'obtienne mon baccalauréat, comme tout jeune de mon âge. Elle voulait que je m'en sorte, c'est certain. Quelque chose qui m'avait vraiment touchée, car elle n'était pas obligée de faire tout ça.
Elle m'avait aussi déjà trouvé du boulot, en tant que « nounou » chez la voisine qui aurait besoin que je garde ses petits un week end sur deux, car elle travaille en tant que médecin de garde ces week ends là. D'après Sophie, je serais payée de 50 euros la journée, ce qui est tout de même pas mal pour ce que je ferais.
L'heure défilait, j'étais toujours dans mes pensées. Il était désormais 4h30 du matin, et vu à l'allure où je roulais, dans une demie heure j'y étais. Je me disais qu'il faudrait peut être que j'appelle Pauline, pour au moins la prévenir que j'étais enfin partie, et que mon voyage se passait bien.
Pauline, c'est ma meilleure amie. Nous sommes nées à un peu plus de deux semaines d'intervalles, donc on pourrait dire que nous sommes nées ensembles, et nous avons grandi ensemble. Son père étant mon parrain, à toujours veillé sur moi, et était souvent à la maison, du temps où mes parents étaient toujours ensemble. Il venait bien entendu après leur rupture, mais de moins en moins, parce que je pense que pour lui non plus ça ne devait pas être super de voir mon père bourré d'alcool dans le sang.
Pauline elle, a toujours été là pour moi, dans les moments les plus tordus et les plus difficiles de ma vie. Toutes les conneries que nous avions faites, c'était celles que nous avions faites toutes les deux.
La vieille dame d'à côté de chez moi à dû garder des mauvais souvenirs des farces que nous lui avions faites, peut être pas méchantes, mais assez drôle pour que nous ne pouvions plus en parler sans rigoler jusqu'à maintenant.
Pauline sans Claire n'a jamais existé, ni Claire sans Pauline, ça a toujours été Claire & Pauline, jamais l'une sans l'autre.
Pauline avait ronchonné lorsque je lui avait annoncé mon départ, je me rappelle de la phrase qu'elle m'a dite « Ca veut dire que tu vas refaire ta vie en Allemagne ? Sans moi ? ». Je me souviens avoir explosé de rire, pensant que c'était impensable. J'avais un autre plan en tête moi : qu'elle me rejoigne, une fois que j'aurais trouvé un appartement, et que j'aurais intégré mon lycée.
Après en avoir longuement parlé avec son père, elle avait obtenu son accord, et m'avais donc fait jurer de l'appeler lorsque je serais en Allemagne.
C'est alors ce que j'allais faire. Je pris mon portable en main, et je tapais son numéro sur mon clavier de ma main tremblante. Je branchais mon kit mains libre, et j'entendais le « tuuuuut, tuuuuut, tuuuuut » habituel en attendant qu'elle décroche. Au bout de trois fois, elle décrocha, et avais l'air éxitée. Elle avait donc dû attendre mon appel avec impatience.

Moi : Allo ?
Pauline : Ma twiiiiiiiiiiiin <3
Moi : A ce que je vois t'as guetté mon coup de téléphone, ça fait plaisir ^.^
Pauline ; Ben tu crois quoi, je m'inquiétais pour toi, 7 heures de route c'est pas rien.
Moi : Eh bien, juste pour te dire que tout va bien, et que je risque d'arriver à bon port dans 5 minutes.
Pauline : C'est cool ça !
Moi : oui, j'en peux plus, je suis crevée. Bon, ça te déranges que je t'appelle une fois que je suis installée ?
Pauline : Non non aucun problème, bisous ma Twin, je t'aime <3
Moi : Je t'aime aussi, à tout à l'heure.

Je raccrochai, et posai mon portable sur le siège passager de droite. Ca m'a fait plaisir de l'avoir au téléphone, même si ce n'était qu'un bref instant. De toute façon, je comptais bien la rappeler une fois bien installée. Il fallait que je lui parles de l'organisation que ma tante me proposera, et que je lui parles des recherches pour un éventuel appartement.
Enfin, j'arrivais dans le petit village de Wurmlingen, que je traversais, jusqu'à arriver au lotissement de ma tante. Je le traversai, et me garai sur l'emplacement de voiture vide à côté de la maison. Je prenais mes affaires en main, du moins la plupart, et sonnai à la porte. Je dus attendre deux bonnes minutes, puis, la lumière extérieure s'éclaira, et ma tante apparût vêtue de sa robe de chambre. Elle me souris, puis me pris dans ses bras. J'étais contente d'être enfin arrivée, et aussi contente de prendre un nouveau départ...

Je voudrais 200 com's pour la suite [Je suis consciente du nombre, mais en même temps, il me faut des lectrices pour ma fiction]

# Posté le jeudi 22 mai 2008 08:43

Modifié le vendredi 23 mai 2008 16:48

Kapitel 2

Kapitel 2
Je restais encore au moins 3 minutes dans ses bras, ne sachant que faire, et ne sachant pas quoi dire. Elle s'éloigna enfin de moi, puis me fit un sourire accueillant, tout comme elle savait le faire à son habitude.
Elle me fit signe de la suivre. Je pris donc mes affaires, puis montai les escaliers, pour monter jusqu'au 3 eme étage de son immense maison. Elle s'arrêta, puis me fit rentrer dans une grande et longue pièce, avec une baie vitrée qui prenait presque la largeur d'un mur.
Le papier peint était d'un rouge coquelicot, et le parquet d'un noir étincelant. Il y avait un lit deux places au centre de la pièce, dos à la baie vitrée ; une armoire d'un bois plutôt vieux ; un bureau de couleur blanche, une étagère, et pour finir, un canapé à la housse blanche.
Cette chambre me plaisait peut être même plus que celle que j'avais en France, chez mon père, que j'avais peaufiné depuis que j'étais née.
Je la regardais d'un regard profond, et elle comprit que je voulais la remercier. Elle me sourit encore une dernière fois, puis partit sur la pointe des pieds pour ne réveiller personne.
Je fermai la porte derrière elle, et commençai à ranger mes fringues, mon ordinateur portable, mes affaires de toilette, sans oublier tous mes chargeurs de MP3, portable etc. je sortis une housse de la vieille armoire, et fit mon lit. Je m'y allongeai dessus, et pris mon ordinateur portable. J'allai deux minutes sur MSN, bien entendu, Pauline était connectée.

__PAULiiiNE__X ICH BIN DA, WENN DU WILLST <3 a dit :

Coucou ma twin !

#__Mamz'elle Claiiron Non, Je ne suis pas conne, j'suis juste pas intelligente =) a dit :
Coucouu !

__PAULiiiNE__X ICH BIN DA, WENN DU WILLST <3 a dit :
Alors, arrivée à bon port ? Ta chambre est bien ? Et pour l'appart ? Et et et... je sais même pas quoi dire :P

#__Mamz'elle Claiiron Non, Je ne suis pas conne, j'suis juste pas intelligente =) a dit :
Oui, je suis arrivée à bon port, à Wurmlingen chez ma tante. Mon voyage en voiture s'est bien passé, même si la voiture ça crève pas mal ^^. Et pour te répondre, oui, ma chambre est super, elle est peu être encore mieux que celle que j'avais chez papa.

__PAULiiiNE__X ICH BIN DA, WENN DU WILLST <3 a dit :
Elle doit être géniale alors :P, mais bon, je pense pas que tu la gardes super longtemps, vu que bientôt nous aurons notre appartement !

#__Mamz'elle Claiiron Non, Je ne suis pas conne, j'suis juste pas intelligente =) a dit :
Oui, c'est sur, mais bon, quitte à vivre ici quelque temps, je préfère avoir une chambre qui me plaît bien ^^.

J'avais parlé de ma chambre, « ma chambre chez papa.... » C'est bien ce que j'ai dit. Moi qui pensait qu'il serait déjà mort pour moi en arrivant ici... Et pourtant, ça fait à peine une demie heure que je suis ici, que je commence déjà à parler de lui, cette personne que je hais plus que tout.
Je chassai mes pensées de ma tête, et je revenais sur la fenêtre de conversation de Pauline et moi. Je lui dis que j'étais extrêmement fatiguée, et qu'il vaudrait mieux qu'on en reparle plus tard. Elle me lança un petit « je t'aime très fort ma Twin », qui quelque part me réconforta. Je le lui rendais, puis me déconnectais.
Je déposais mon ordinateur portable sur le sol, et restait là à penser, allongée sur mon lit. Je me demandais bien ce que j'allais faire maintenant que j'étais partie. Je pensais à mon père, quand demain matin il allait trouver ma chambre vide, avec seulement un petit mot sur mon bureau lui disant « Je suis enfin partie, débrouille toi sans moi ».
Un petit mot assez blessant, mais qui représentait exactement ce que je pensais. Il essayera alors après avoir vu ce bout de papier arraché d'un de mes cahiers, de m'appeler, mais je ne répondrais pas. Je n'aurais rien à lui dire, je suis majeure, je peux prendre ma vie en main maintenant. Et puis, ce sera un côté positif pour lui, il dépensera tout son frique dans son alcool à la con, et plus personne ne sera là pour lui cacher ses bouteilles (Y).
Je pensais encore et encore, peut être trop d'ailleurs, je me prenais la tête strictement pour rien. Je n'avais aucune raison de m'inquiéter, Sophie était là pour moi en cas de besoin, et ferait tout pour m'aider.
Je me trouvais maintenant stupide d'avoir pensé à mon père maintenant que j'étais partie... Il ne fallait absolument pas que je regrette, parce que j'étais certaine qu'un avenir prometteur m'attendait en Allemagne. Lequel ? Je n'en sais rien, mais quelque chose m'attend, c'est certain.

# Posté le vendredi 23 mai 2008 08:39

Modifié le dimanche 25 mai 2008 11:25

Kapitel 3

Kapitel 3
Je suis réveillée par la sonnerie de mon portable, il est 11h30. Bien entendu, c'est mon père qui m'appelle, et je lui raccroche directement au nez, il persiste à appeler, rien à faire, je ne décrocherais pas. J'ai autre chose à faire que de lui répondre et de lui parler dès mon réveil.
Je regarde autour de moi, et je me rends enfin compte que tout ceci n'est pas un rêve. J'étais bien partie la veille, pour rejoindre Sophie, et j'étais bien dans le petit village de Wurmlingen. Une sensation de soulagement m'envahit, puis je jetai un petit coup d'½il dans la pièce.
Mon regard se déposa sur mes pieds, et je m'aperçus que je me suis endormie toute habillée et chaussée. J'ai sûrement du m'endormir dans mes pensées, c'est clair et net, même si c'est quelque peu gênant de se retrouver dans une telle situation dès le matin.
Je décide enfin de me lever, puis rejoint ma tante qui est à la cuisine. Elle avait apparemment préparé mon petit déjeuner, elle est vraiment adorable.

Moi : Bonjour =)
Sophie, Bonjour, Claire. Bien dormi ?
Moi : Ca va, ca va, disons que je me suis endormie habillée.
Sophie : Tu n'es pas raisonnable, tu aurais dû te coucher une fois arrivée.
Moi : Oui, mais il fallait que je donne des nouvelles à Pauline.
Sophie : Pauline ?
Moi : Oui, ma meilleure amie. Tu sais, je t'en avais parlé au téléphone, elle va habiter avec moi dans mon futur appartement.
Sophie : Ah oui, ça y est, je m'en rappelle. Ben écoute ma chérie, pour ton appartement, j'ai regardé ce matin, et pour ton lycée aussi.
Moi : 0.0, c'est vrai ?
Sophie : Oui, je t'ai inscrite dans un lycée à Stuttgart, tu prendras le métro pour t'y rendre. Et ton appartement se trouve aussi à Stuttgart, à côté du musée ou nous avions vu l'exposition Egyptienne quand tu étais plus jeune. Tu vois où ça se trouve ?
Moi : Euh oui, je m'en rappelle, mais su sais, tu n'étais pas obligée de faire aussi vite, j'aurais pu attendre quelques semaines pour tout ça.
Sophie : ^.^, ça me fait très plaisir de t'aider, et je veux que tu fasses ta vie ici, comme tu l'a toujours souhaité. J'aurais les clefs de l'appartement cet après midi, tu peux donc remballer tes affaires dès aujourd'hui, et tu t'installeras ce soir. Je viendrais avec toi, et nous irons faire les magasins un peu pour l'aménagement et tout.
Moi : C'est d'accord, mais je te rembourserais très bientôt tatie, c'est promis.
Sophie : je refuse que tu me rembourse, c'est moi qui paye ;). Le loyer non plus tu ne payeras pas, je le paye. La personne louant l'appartement est un de mes amis, il me fait donc un prix.
Moi : Ben écoute, je ne sais pas trop quoi te dire, à part un grand merci bien sur... Tu es vraiment la meilleure tante qui puisse exister dans ce monde, merci infiniment <3.
Sophie : N'en fait pas trop non plus hein ^^.
Moi : =)
Sophie : Bon allez, va t'habiller, nous irons chercher tes cousins ensemble.
Moi : C'est d'accord.

J'engloutissais alors mon bol de céréales, débarrassais mes affaires, et filai dans la salle de bain. Je pris une longue douche, en lavant mes cheveux. Je sortis de la douche, regrettant de n'y être pas resté plus longtemps. J'oubliais vite cette pensée, puis me séchais. Je décidai donc après de m'habiller.
J'optai donc pour un jean slim de couleur grise, et un tee shirt rayé noir et violet avec la tête de Mr jack dessus. Je séchais ensuite ma chevelure châtain claire, de naturel bouclée, puis la lissais. Enfin, je me maquillais d'un trait épais noir en dessus et en dessous des yeux, un petit coup de mascara, et me voilà fin prête.
Je redescendais les escaliers, et, Sophie m'attendait donc devant la porte. Elle m'ouvrit celle-ci, puis la referma derrière moi. Nous marchâmes jusqu'à l'école de ses trois fils. Je ne les avais vu qu'en photo, étant donné qu'ils n'avaient pas plus de 6, 4 et 2 ans. En effet, je n'avais pas revu Sophie depuis 6 ans, donc, depuis sa première grossesse. J'avais gardé contact avec elle par téléphone, et par e-mails que nous nous échangions quasiment toutes les semaines. Sophie, c'était ma deuxième maman. A partir du moment où ma mère m'avait « abandonnée », elle avait toujours été là pour moi. Bien que ce ne soit que des e-mails et des coups de téléphone, ça fait toujours plaisir de se sentir entouré, que ce soit de près ou de loin.
Nous étions enfin arrivées devant l'école de ses trois garçons, et justement, le portail était en train de s'ouvrir. Nous attendions à peu près 5 minutes, avant de voir débouler ses trois petits daltons arriver en queue leu leu. Tout devant, se trouvait Maxim, l'ainé. Il était doté de cheveux blonds foncé, et des yeux marron comme du vieux bois. Il avait les deux incisives du haut légèrement écartées à la Vanessa Paradis, ce qui lui donnait un air encore plus mignon qu'il ne l'était déjà.
Derrière lui, se trouvait son frère cadet, Félix. Lui, avait les yeux d'un vert émeraude, qui me faisaient d'ailleurs littéralement craquer, étant donné que j'adore les yeux verts et des cheveux blonds comme le blond d'une poupée Barbie. Il avait un petit air de famille avec son papa, il était vraiment chou.
Et, enfin, en tout dernier de la file, se trouvait le petit dernier, qui était nommé Raphaël. Il avait des cheveux assez longs d'un blond très clair, avec des mèches plus foncées par-dessus, tout simplement magnifique. Ses yeux étaient de couleur noisette, et avaient un petit air malicieux.
Ils étaient là, tous trois devant moi, ne sachant que dire. Sophie les força un peu à m'adresser la parole.

Sophie : Ben alors les garçons, on dit bonjour !

Ils me lancèrent tous les trois un « bonjour » quelque peu compréhensible, mais tellement mignon. Je les intimidais sûrement, mais c'était normal après tout, ils ne m'avaient jamais vue, ni même sur une moindre petite photo.
Je leur déposai quand même un petit bisou sur la joue, puis leur donnait un large sourire, qu'ils me rendirent pour ma plus grande joie.
Nous rentrions donc à la maison, tout en discutant tous les 4.

# Posté le samedi 24 mai 2008 14:03

Modifié le dimanche 08 juin 2008 08:20

Kapitel 4

Kapitel 4
Une fois que nous étions tous rentrés, nous commencions à manger. Au menu : des Spätzle et des haricots verts.
Sophie avait toujours eu un don pour faire ses Spätzle infiniment bonnes, mais n'avait malheureusement jamais voulu m'en donner son secret. Je tentais une nouvelle fois pendant le repas...

Moi : Dis Sophie, tes Spätzle sont hyper bonnes.
Sophie : Si tu pense m'en tirer la recette, il faudra t'y prendre autrement.

Et merde, j'avais à peine eu le temps d'y penser qu'elle savait déjà ce que j'allais lui dire. Elle me connaissait vraiment par c½ur, ce qui pouvait parfois m'embêter, comme pour ce genre de chose. Elle le savait, et ça l'amusait.
J'abandonnais donc l'idée de la cuisiner sur sa recette, et avalait mon assiette tout en dégustant pour garder le goût de son plat exquis le plus longtemps dans ma bouche.
Entre temps, ses fils s'étaient déjà levés de table, et s'étaient affalés sur le canapé devant Astérix et Obélix, une casette que j'avais envoyé à Sophie pour ses enfants. Ils étaient bilingues, étant nés d'une mère d'origine allemande, mais Française, et d'un père Allemand. Sophie, aimant la France par-dessus tout, avait toujours voulu que ses enfants restent tout de même le plus en contact avec la langue de leur mère, ainsi, elle me demandait de temps en temps de lui envoyer des Cassettes, des CD, ou encore des DVD français.
Sophie me regardait finir mon assiette avec lenteur, puis me sourit.

Sophie : Alors, une fois que leur dessin animé est fini, je les emmène chez la voisine et on part, ça te va ?
Moi : Oui, pas de problème, mais rien ne presse hein.
Sophie : Si je me presse, je ne t'ai pas pris cet appartement pour rien ! Je veux que tu t'intègres comme il le faut ici, donc, il te faut un appartement au plus vite. D'ailleurs, je vais vite aller chercher les clefs. Rassemble tes affaires qui ne sont pas prêtes, et surveille-moi les garçons s'il te plaît.
Moi : pas de problème tatie.

Je débarrassais la table, puis allais ordonner à Maxim, Félix et Raphaël d'êtres très sages, sinon, pas de bonbons. Ils avaient plutôt l'air de vouloir coopérer dès que j'ai prononcé le mot magique « bonbon ». C'est tellement facile d'acheter les petits comme ça, qu'est ce qu'ils ne feraient pas pour avoir un malheureux bonbon en gélatine ?
Je partais donc, en rigolant toute seule à la façon dont je leur avais fait jurer de rester en place pendant ma petite absence. Je montais les escaliers et arrivais à ma chambre. Je fis un bref rangement, puis défaisais mon lit. Je mettais la housse dans le panier de linge sale, puis redescendais, mon sac d'affaires à la main. Je le posais dans l'entrée, et je constatais en rentrant dans le salon que les garçons n'avaient pas bougé d'un poil le temps que je partes.
Dès que leurs yeux se posèrent sur moi, ils arrivèrent en trombe vers moi. Ils attendaient leur bonbon, je ne pouvais pas leur refuser, je leur avais promis. Je partis donc dans la cuisine pour aller chercher leur fameuse boîte au trésor précieux, puis leur en faisais choisir un chacun. Ils me remercièrent d'un bref signe de tête, puis m'invitèrent à les rejoindre sur le canapé, pour regarder la fin de leur dessin animé. Ils avaient l'air plutôt captivé par la télé, moi plutôt pas. Il faut aussi dire que ce dessin animé je l'avais regardé au moins des centaines de fois étant plus jeune, alors je le connaissais comme personne. Au point que je pouvais réciter quasiment toutes les répliques du film.
Enfin, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir, et Sophie s'y trouvait derrière. Elle me montra les clefs d'un air vainqueur, puis déposa un bisou sur la joue de chacun de ses trois bouts de chou avant de leur mettre leurs manteaux respectifs pour aller chez la voisine. Je le posais à mon tour un bisou à chacun, avant de monter dans la voiture.
Je leur fis un bref signe de la main, puis Sophie démarra.
Nous étions enfin parties pour Stuttgart, enfin j'allais avoir la vie dont je rêvais. Un appartement en Allemagne, le rêve.

# Posté le dimanche 15 juin 2008 13:03

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 07:42